Bourreau un jour, bourreau toujours





Le métier de bourreau consistait à exécuter les jugements auxquels les criminels étaient condamnés. De l’exécution pure et simple, en passant par le bannissement, la torture et autres joyeusetés, le bourreau était l’exécutant des « hautes-œuvres » du pouvoir en place.

Un métier sympa où vous étiez sûr de vous faire pleins d’amis.

Si la vie de bourreau n’était pas de tout repos, la France a néanmoins eu ses grandes dynasties de bourreau.

Pauvres bourreaux

Depuis que ce métier existe, la vie de bourreau est dure socialement parlant. Le bourreau et sa famille sont marginalisés, mis au ban de la société.

Un bourreau doit habiter hors de la ville,et sa porte doit être de couleur rouge, symbole du sang qu’il fait couler au quotidien.

De plus, les bourreaux devaient porter un signe distinctif de la même couleur sur leurs vétements.

Enfin, un enfant de bourreau n’avait pas le droit d’être scolarisé.

Donc, les bourreaux se mariaient entres eux, et leurs descendants devaient reprendre l’activité familiale, perpétuant ainsi cette mise à l’écart de la société, et construisant les nombreuses dynasties de bourreaux françaises : les Larousses de Bourges, les Jouënne de Rouen, les Zelle de Soissons, les Roch de Nancy et les plus connus de tous : les Sanson de Paris.

Sanson and co

Charles Sanson est le premier de cette ligné de bourreaux. Officier de formation, il prit pour maîtresse une jeune fille prénommée Marguerite.

Lorsque le père de cette dernière surprit les amants, il obligea Charles Sanson a épouser Marguerite en 1675.

Le père en question était Pierre Jouënne, le bourreau de Rouen.

Devenue paria, Charles Sanson n’eut d’autre choix que d’embrasser la profession de bourreau … dans laquelle il excella.

Arrivée à Paris en 1687, il devint en moins d’une année le Grand Bourreau de Paris.

Les descendants de Charles Samson prendront le relais de leur aieuil.

 

Crédits: Wikipédia

 

Les Sanson et la guillotine

En 1789, Charles-Henri Sanson est déjà au poste de maître exécuteur depuis 30 ans. Il aura bien du travail avec la Révolution Française.

Le 25 septembre 1791, un décret impose que tous les condamnés à mort aient la tête tranchée. Jusqu’à maintenant, une décapitation se faisait au sable.

Charles-Henri Sanson indique à l’assemblée qu’avec le rythme imposé par la révolution, la décapitation au sabre imposerait une fatigue trop grande au bourreau et accroisserait le risque d’échec.

Une machine est alors envisagée. La guillotine est utilisée la première fois par Charles-Henri Sanson le 25 avril 1792.
Le dernier Sanson de la dynastie des bourreaux de Paris sera Henry-Clément qui dirigera seulement 18 exécutions jusque dans les années 1840.
Les Sanson de Paris auront marqué l’histoire pendant 6 générations. Autant de personnages historiques dont vous pouvez vous inspirer pour vos personnages.

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