Le roman de Baudelaire





Le roman de Baudelaire est le premier roman de Pierre-Adrien Marciset. Né en 1988, il vit à Paris et se consacre à l’étude de la figure du Diable dans les littératures européennes. Le roman de Baudelaire reprend son thème de prédilection, à travers un Paris sombre et étrange.

Le contexte du Roman de Baudelaire

Après l’échec des politiciens, la France est divisée entre trois maisons principales. : les Dulac, les Arcadets et les Byron.

Chacun y joue de ses particularités et de ses réseaux pour être la maison la plus influente. À Paris, où se situe l’intrigue, les journées sont découpées en trois tranches, sorte de compromis afin de ne pas épuiser les ressources des trois maisons :

 

  • de 2 à 10 heures, la pègre prospère sous le regard des Arcadet.
  • de 10 à 18 heures voit la maison Byron veiller sur le commun des mortels.
  • de 18 à 2 heures les Dulac sont souverains.

 

Charles Byron, jeune maître de sa maison, recherche son ancienne petite amie, disparue depuis plusieurs jours : Malika. Accompagner de son garde du corps et de son porte-voix, il traverse un Paris obscur et dérangeant.

Mais à force d’aller trop loin, tous trois risques de rencontrer bien plus que ce qu’ils sont venus chercher.

Entre folie et fantastique

Le roman de Baudelaire m’a laissé sur un doute : est-ce que le personnage principal grimpe doucement dans la folie ou bien le fantastique est-il bien présent ? Connaissant le thème de prédilection de l’auteur, je pencherai pour la seconde option. Mais l’une des figures du Diable n’est -elle pas la folie ?

De ce qui transparaît au départ comme une folie émerge un fantastique malveillant et manipulateur.

Un soupçon de Machiavel

J’ai particulièrement aimé dans Le Roman de Baudelaire les conseils en matière de politique et de stratégie. Le contexte d’influence et de guerre larvée entre les grandes maisons se prête à cette dimension et les réflexions des différents protagonistes rappellent le Prince de Machiavel.

Charles Byron, même s’il n’en a pas l’air par sa fragile apparence, est un fin politicien et quelqu’un de charismatique.

Un décollage fastidieux

Le roman de Baudelaire m’a convaincu. Cependant, l’histoire est longue à démarrer et j’ai eu de mal à entrer dedans. Cela est dû au style narratif de l’auteur, un peu lourd au premier abord.

En 136 pages, Pierre-Adrien Marciset livre un Paris sombre et décadent.

Si vous faites du jeu de rôle, ce Paris du roman de Baudelaire m’a fait penser au Monde des Ténèbres. Une très bonne inspiration donc.

Vous pourrez en tirer, en plus d’un bon moment de lecture, des idées de personnages pour vos chroniques.

Après tout, le Diable est dans les détails

Le roman de Baudelaire est édité chez 5 sens éditions, et vous l’obtiendrez pour 13,9 euros.

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