Alors que Nanami, une étudiante, réalise que son budget est toujours dans le rouge même en enchaînant les heures dans son travail à mi-temps de serveuse dans un restaurant de yakiniku, l’une de ses amies de la fac lui fait découvrir une application magique qui la met en contact avec des sugar daddies, avec qui il lui suffit de dîner pour gagner plus d’argent en une heure qu’en trois jours dans son mi-temps.
De plus en plus à l’aise au fil de ses rendez-vous avec ses “papas”, se laissera-t-elle convaincre par l’appât du gain et finira-t-elle par accepter leurs propositions de faire “une adulte” avec eux…?
Réponse: oui, et on est là pour ça!

Papa Katsu
Le « Papa Katsu » désigne la version japonaise du phénomène des sugar babies, une pratique en forte expansion où de jeunes étudiantes accompagnent des hommes mûrs et fortunés en échange d’une rémunération, de cadeaux ou de dîners de luxe.
Né dans le sillage de l’enjo kōsai des années 1990 et aujourd’hui propulsé par des applications dédiées, ce marché de la compagnie repose sur une ambiguïté constante entre simple fréquentation sociale et transactions intimes.
Au-delà de l’aspect superficiel, ce phénomène révèle des failles sociétales profondes au Japon, mêlant la précarité financière croissante des jeunes femmes à l’isolement affectif d’hommes mûrs prêts à payer pour briser leur solitude.
Erreur de conversion
Le salaire moyen brut brut au Japon se situe à environ 345 000 yens par mois (soit 4,14 millions de yens par an). Sur la base du cours actuel où 1 euro équivaut à environ 177 yens (ou 1 yen vaut 0,0056 €), ce montant converti représente un salaire mensuel moyen d’environ 1 950 euros brut.
Dans Sugar baby , Nanami indique se faire 60000 yen en une journée, ce qui correspondrait à 18 jours de paye dans son travail .
60000 yens, cela correspond à 338,77 euros. Il y a là un problème de conversion, où alors Nanami a un problème avec le notion d’argent.
Un peu de cul … ture
Le yakiniku (littéralement « viande grillée » en japonais) est une méthode de cuisson conviviale originaire du Japon, inspirée du barbecue coréen. Elle consiste à faire griller soi-même à table de fines tranches de viande (principalement du bœuf de haute qualité, comme le Wagyu) et de légumes sur un grill central, avant de les tremper dans une sauce savoureuse à base de soja et de sésame.
Gyaru ou Giaru, désigne une sous-culture et un style de mode urbaine japonais né dans les années 1990. Créé par des jeunes femmes en rébellion contre les critères de beauté traditionnels du Japon (qui valorisent la discrétion et la peau pâle), ce mouvement se caractérise par une esthétique extravagante : cheveux colorés ou décolorés, maquillage très prononcé (faux-cils, eye-liner épais), teint parfois bronzé artificiellement, et tenues vestimentaires voyantes inspirées de la culture pop occidentale. Symbole d’anticonformisme et d’indépendance, la culture Gyaru a profondément marqué la mode des années 2000, notamment dans le quartier de Shibuya à Tokyo.
A noter que je n’ai eu accès qu’au format pdf de l’histoire, je ne peux rien dire sur le livre.
Sugar baby débutante – L’étudiante Partie 1 est édité chez Irodori Comics.
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