NORMA ZONE : le jeu de notre futur





Un truc de bien dans le milieu du jeu de rôle, c’est que les auteurs sont toujours hyper accessibles pour venir parler de leurs bébés. Un petit mail et hop, chacun se prête au jeu des questions-réponses.

Bruno Guérin est donc l’auteur de la semaine, et nous présente le futur possible, à travers Norma Zone.

Alors, qui se cache derrière le jdr Norma Zone ?

L’auteur de Norma Zone n’est autre que Bruno Guérin, l’auteur d’ANTIKA, dans un autre genre de jdr. Si l’idée, le système de jeu et l’essentiel des textes sont de moi, je me suis fait aider de Guillaume Leprévost, un ami et mon ancien MJ de Cyberpunk. Notre collaboration a permis d’étoffer le background du jeu et de l’enrichir de quelques « races et archétypes humains » supplémentaires.

Rôliste normand depuis 1988, et organisateur de GN Cthulien, j’ai participé à l’époque à une tentative d’unification des clubs normands sous la forme d’une guilde de Normandie, tentative ayant malheureusement avorté.

Impliqué comme trésorier dans le club de Bretteville s/Odon (14), j’ai longtemps maîtrisé de nombreux jeux : ADD2, l’Appel de Cthulhu, James Bond, Star Wars D6, Empire Galactique ainsi qu’Ars Magica, et ai également été joueur à de nombreux autres.

Ayant presque toujours écrit mes propres scénarios, il n’aura fallu qu’un pas pour qu’en 2012, je me lance dans l’aventure d’Antika et désormais dans celle de Norma Zone.

L’écriture est comme une drogue, quand on commence à lâcher le clavier, un manque s’installe, c’est pourquoi outre la gamme Antika et bientôt celle de Norma Zone, je me suis mis à écrire un supplément normand pour Ars Magica (Ludopathes) et un roman antique « L’Apollonide » illustrant Antika.

Un petit mot sur l’éditeur ?

Ayant toujours travaillé en confiance avec Yann Bruzzo et les Ludopathes sur Antika, et ceux malgré quelques retards, je leur réitère toute ma confiance pour Norma Zone.

La mode est au PP, pourquoi pas vous ?

Je suis un auteur indépendant, qui ne vit pas de sa passion. Je travaille donc comme responsable qualité dans une entreprise agroalimentaire. Un financement participatif m’amènerait à devoir gérer l’édition, les illustrations, les ventes… ce qui n’est absolument pas sérieux. Je délègue donc tout ça à mon éditeur et je ne prends que mes droits d’auteurs et le plaisir de rencontrer des personnes aimant ce que je leur propose.

Côté visuels, qui prêtera sa patte ?

Pour l’instant rien n’est défini, et c’est Yann qui gère cet aspect du projet.

Où en est l’avancement du projet. ? Quelle est la date de sortie prévue?

Le projet à mon niveau est terminé. Les textes sont écrits et relus, les règles et les scénarios ont été testés depuis plus d’un an. Les Ludopathes attendent le décantement de quelques projets avant de le mettre sur le métier, mais cela ne saurai tarder pour une sortie 2018 au plus tard.

Pourquoi se lancer dans l’édition ?

Pourquoi pas ?

La possibilité d’être éditée ça vous booste, et cela permet de se poser moins de questions quand on passe entre 20 et 30 h de son temps libre par semaine à écrire.

La difficulté c’est le premier jeu, mais une fois que l’on connait les bonnes personnes, on peut être force de proposition. Quand j’ai écrit Antika, c’était pour combler un vide dans le jdr, car la mythologie grecque n’était pas représentée, ou tout du moins pas comme il me semblait qu’il le fallait. Écrire un jeu prend du temps, et je voulais que le temps passé soit disponible au plus grand nombre sous une forme matérielle, et pas seulement sous la forme d’un PDF réservé à quelques aficionados. Si Antika n’avait intéressé aucun éditeur, il serait devenu un jeu amateur et je n’aurais pas étoffé la gamme et je ne me serai pas lancé dans un second jeu comme Norma Zone.

Comment est venue l’idée du thème ?

La vie nécessite de se former continuellement, aussi il y a 5 ans, alors que je venais de signer mon contrat avec les Ludopathes, le professeur qui nous enseignait les normes, nous annonce le nombre incroyable de normes édictées chaque année.

Là, ça a été le déclic. L’aberration du système normatif se dévoilait à moi. Celui-ci en voulant atteindre la perfection tend inévitablement vers la dictature, rejoignant les romans et les films d’anticipation les plus sombres. Norma Zone venait de germer dans mon esprit et c’est avec un accord de principe de la part de Yann Bruzzo que je me suis mis à l’écrire et à développer règles et background.

Une petite description de l’univers ?

C’est un univers d’anticipation sombre se déroulant à partir de 2100. Il reprend notre présent, lequel devient le passé du jeu et j’ai imaginé ce qui pouvait se passer durant les 80 prochaines années en assombrissant le tableau : chômage de masse, crise économique, effondrement des pays, rachat de ces derniers par les mégacorporations qui ont émergé et mise en place d’un système normatif drastique et insidieux.

Ainsi sous couvert de normes écologiques, économiques ou de santé publique, une oppression par le système normatif de la Norma Zone se fait jour peu à peu.

Je ne peux rien dévoiler de plus sans vous gâcher les surprises que certains secrets vont occasionner, mais je peux d’ores et déjà dire que les joueurs seront probablement dans un premier temps les fervents défenseurs du système, jusqu’au jour où leur conscience viendra frapper à leur porte.

On peut ainsi jouer pour ou contre la Norma Zone, car ce système coercitif amène forcément la formation de groupe de résistants, plus communément appelé : les Décertifiés.

L’univers de Norma Zone vous permettra de jouer dans toutes les ambiances de la SF et dans des environnements très différents selon les lieux où se situera l’action. Ainsi tout en conservant un background cohérent, vous pourrez avoir une ambiance type cyberpunk (Robocop, Blade Runner, I robot…) au sein des grandes mégalopoles de la Norma Zone, un hiver nucléaire en Sibérie après les explosions en chaîne des centrales russes, une ambiance post-apocalyptique (Mad-Max, New York 1999) dans le continent pénitentiaire australe, une ambiance spatiale avec la base Mars One… mutants, clones, androïdes et hommes génétiquement modifiés seront votre quotidien ou presque, sans compter les zones contaminées par le virus Z (pour zombi) suite à la guerre qui oppose la Norma Zone à la Chine.

Bref chacun doit pouvoir trouver dans ce pot-pourri de la culture d’anticipation, le terreau de ce qu’il a envie de faire jouer au temps T.

Et des règles ?

On a trois attributs Physique, Intellect et Social, dans lesquels on se partage pour vingt points de dé (ex : 1D8, 1D6 et 1D6, ce qui fait un total de 8+6+6=20).

L’utilisation d’une compétence nécessite de lancer généralement deux correspondants à l’attribut de votre compétence. On lance un dé d’action blanc et un dé de stress rouge. Lorsque le dé rouge est supérieur ou égal au dé blanc, on additionne l’ensemble des dés, dans le cas contraire seul le dé blanc est pris en compte. Le dé de stress (rouge) est un dé ouvert explosif.

Une fois la valeur du ou des dés définis, on rajoute le niveau de la compétence, plus la spécialité, le but étant de faire plus que le facteur de difficulté défini par le MJ.

Voilà pour le principe de base, mais il existe de nombreuses spécificités.

Les joueurs pourront incarner les archétypes suivants :

  • Normator : personnage capable d’altérer et de créer des normes ponctuelles.

  • Prévôt : agent assurant le respect des normes, sorte de policier des normes.

  • Auditueur : sorte de chasseur de prime, recherchant les décertifiés quitte à exécuter la sentence.

  • Milicien, Teknos et Médias sont également des classes disponibles, mais restent habituelles dans ce genre d’univers.

Mais selon leur origine « génétique », leur approche et leur devenir peuvent fortement varier :

  • Humain : aucun bonus, ni avantage, ni malus

  • Mutant : dans un monde normé, ce n’est pas top !!

  • Psy : les pouvoirs psychiques c’est cool, encore faut-il pouvoir les maîtriser !

  • Génoïde : homme génétiquement modifié à la demande du Consortium de la Norma Zone.

  • Kendreed : homme génétiquement modifié sur commande des mégacorporations.

  • Clone : Il y en a de toutes sortes du clone thérapeutique, servant de pièces détachées, au clone répliquant, servant d’enveloppe corporelle pour réinsérer votre séquence mémorielle.

  • Androïde : votre humanité n’est qu’apparence, car vous êtes une intelligence artificielle, mais ayant parfois plus de respect qu’un clone.

 

 

Pourquoi ce nom de Norma Zone ?

Notre monde est déjà à l’image Norma Zone. Les pays du Nord sont des pays industrialisés, ayant mis en place des normes industrielles, le plus souvent pour se protéger des importations des pays du sud (la zone franche), moins respectueux des normes, et ainsi les asservir davantage à leurs conditions. Les pays occidentaux du nord, c’est la zone normée ; d’où Norma Zone, ce qui donne un titre accrocheur et juste.

Comment se fera la suivie de la gamme (supplément, écran, campagne… )

Le suivi se fera avec un supplément par an, sur la base d’un petit fascicule d’une centaine de pages environ, et non plus les gros pavés que j’écris pour Antika. L’avantage, c’est que le coût du supplément sera moindre et plus rapide à sortir.

Il est prévu dans un premier temps de sortir un supplément sur l’univers carcéral (prison spatiale et continent pénitentiaire), un autre sur la colonisation spatiale (Mars One, base lunaire), un autre sur quelques grandes mégalopoles de la Norma Zone et un dernier sur des zones d’intérêt de la zone Franche.

L’ordre et les titres ne sont pas encore définis, mais ayant déjà des idées sur le contenu des deux premiers, on commencera par ceux-là très probablement.

Et en avant première, Univers vous présente la maquette de la fiche qui sera créée.

Merci Bruno, et tiens-nous informé de la suite des opérations.

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Une pensée sur “NORMA ZONE : le jeu de notre futur

  • 22 août 2017 à 18 h 20 min
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    Vous passez par les ludopathes ………?????????!!!!!!!! Alors non merci, c’est dommage, le jeu m’aurait intéressé !

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