14-18 : le petit soldat, août 1914





Ils sont huit. Huit jeunes hommes sur le point de devenir soldats.

En août 1914, mobilisés, ils quittent leur village pour rejoindre la frontière.

Ils laissent derrière eux leurs épouses, leurs enfants et leurs familles, et découvrent la guerre. Confrontés à l’absurde réalité du front, ces huit garçons ignorent encore qu’ils s’apprêtent à vivre cinq années de brutalité et de sauvagerie.

Ils devront affronter les bombes, le climat, les privations, la boue, la peur et l’aveuglement de leur hiérarchie.

Et la mort.

Car certains ne reviendront pas.

Dans l’enfer des tranchées, 14-18 tisse le destin tragique de ces huit « petits soldats »

De la vie à la mort

Ce premier tome de la série 14-18 est une transition. On passe respectivement de la vie quotidienne et heureuse à la guerre et la mort.

Véritable fresque historique, le lecteur est vite plongé dans l’horreur et l’absurdité de la grande guerre. Les auteurs y retracent, autant par le scénario que par les dessins, cette période d’août 1914.

Personne ne s’attendait à ce la guerre qui allait suivre soit aussi violente et aussi longue.

À tel point que nos petits soldats sont persuadés d’être rapidement chez eux.

Hélas pour eux, l’histoire en décidera autrement.

Le contraste reste saisissant entre les premiers combats (et les premiers morts), et la tranquillité de la vie dans l’arrière-pays.

Un petit coup de cœur

Coté jeu de rôle, cette BD est surtout une inspiration pour décrire l’époque de 1914 : vie civile et militaire, vie en temps de paix ou de guerre : de la fête du village à la mobilisation, des mariages célébrés à la va-vite avant le départ à la guerre, des relations hommes-femmes, beaucoup de choses du quotidien sont passés au crible.

Plus que cela, j’ai eu un véritable coup de cœur pour 14-18 : le petit soldat.

Pourtant, ce n’est habituellement pas le style de bandes dessinées que j’affectionne, mais les auteurs ont réussi à dépeindre une véritable aventure humaine qui m’a touchée.

14-18 : le petit soldat est édité chez Delcourt et a fait partie de la sélection 48 H BD 2017.

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