Dans mon village, on mangeait des chats : une grosse claque dans la g…


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Les gens viennent de loin pour acheter les pâtés du père Charon, boucher et maire de son village du Sud-Ouest. Une recette dont il garderait jalousement le secret, s’il n’y avait pas le petit Jacques Pujol.

Fils d’un père violent et d’une mère qui vend son corps à l’homme qui passe, Jacques n’est lié qu’à sa petite sœur Lily qu’il aime éperdument. Mais une nuit, les deux enfants éventent le secret du boucher …

Jacques, devenu meurtrier pour sa survie, raconte sans concession son parcours atypique qui va l’amener à diriger un véritable empire criminel.

Le parcours initiatique …

… d’un jeune garçon dans le crime organisé. C’est ainsi qu’est présentée cette BD, dont l’action se passe dans les années 70.

Autant vous le dire de suite, c’est sombre, glauque et violent. Et pourtant, on y découvre des valeurs humanistes, d’entraides et d’amitiés profondes.

Une réelle opposition donc, entre le thème abordé, pesant et malsain du scénario, exacerbé par une narration et une mise en page particulière, et la solidarité des personnages, soudés ensemble dans une même adversité.

Modifiez la toute dernière page de l’histoire, et vous avez une historique clé en main pour un jeu de rôle du style vampire.

Une tranche de vie

La BD dépeint donc une fresque de la vie des années 1970, et pas la meilleure partie. On y aborde la vie de gamins qui tournent mal, abandonnés par leur famille, et qui se retrouve en ISES : Institution Spécialisée d’Éducation Surveillée.

Ces institutions avaient pour but d’adapter une méthode éducative au comportement de chaque enfant. Le fondateur, Paul Lutz, souhaitait soustraire aux méthodes d’intimidation des techniques pédagogiques avec un suivi psychologique en profondeur et individuel des jeunes afin qu’ils rejoignent peu à peu le chemin de la « normalité ».

Il y est donc abordé les deux cotés de la loi : le rééducation et le monde du crime.

Car « Dans mon village, on mangeait des chats », c’est également une descente dans la monde du crime organisé, avec tout ce que cela implique : trafic, violence et mort.

Une grosse claque

Je dois bien vous l’avouer, je me suis pris une grosse claque en lisant cette BD. Tout est parfaitement orchestré, on est mené de bout en bout par une narration et une mise en page, pour aboutir à la fin, inéluctable.

J’ai adoré cette BD, menée d’une main de maître par Philippe Pelaez et Francis Porcel.

« Dans mon village, on mangeait des chats » est édité par les éditions Drakoo.

titre Hack le jeu de rôle est disponible en cliquant sur l'image.