Tal’Tikûr : bienvenue en pays gobelin





Ah les gob! Ces petits trucs tout vert bons pour vos premiers niveaux d’aventurier, mais vite relégués au second plan quand vous avez un peu de bouteille.

Pourtant, les gobelins de Tal’Tikûr pourrait vous donner du fils à retordre. Oh, ils ne sont pas physiquement différents des gobelins que vous avez l’habitude de rencontrer. Non, ce qui fait leur force, c’est le secret qu’ils protègent, aux tréfonds de leur jungle.

50 nuances de gobelins

Tal’Tikûr prend place dans la partie sud-est du continent d’Austérion, le monde qui regroupe les différentes publications de De Architectura.

Cette jungle épaisse à un lourd passé.

Jadis, dans les temps anciens, des dieux se sont affrontés sur ces terres, sans qu’il n’y ai de gagnant. Les corps divins ont disparu dans la terre, imbibant cette dernière de magie.

Dès lors, tout objet qui reste enfoui suffisamment longtemps devient un objet de pouvoir, du simple gris-gris au totem légendaire. Bien sûr, plus un objet reste longtemps sous terre, plus il devient puissant.

Cinq nations gobelines vivent, et luttent, à Tal’Tikûr.

 

  • Les Képilathis, la tribu la plus ouverte vers l’extérieure, est aussi la plus rounblarde envers les étrangers.

 

  • Les Tibaos, les plus en retrait des conflits entre les différentes factions gobelines, vivant de l’agriculture et des ressources de la jungle.

 

  • Les Anupaïs sont les gobelins qui conservent les connaissances gobelines … et d’ailleurs. Ils partagent ces dernières bien volontiers avec leurs frères, mais sont hostiles envers les étrangers.

 

  • Les Biribiris sont paranoïaques, très hostiles et sont considérés comme les meilleurs combattants de la jungle.

 

  • Les Pakawualtas sont en guerre franche et ouverte contre les Biribiris, et se considèrent comme la nation gobeline élue.

 

Les nations gobelines de Tal’Tikûr ont développé une manière de vivre ensemble, ou pas, très originale et riche, basé sur un mélange de culture vaudou et hippie (vous y retrouverez même une référence au Marsupilam).

 

 

Les gobelins sauveront le monde

Une jungle regorgeant de magie et créatrice d’objets magiques, d’anciennes ruines datant de l’époque qui a suivie la disparition des Dieux, et vous comprendrez que Tal’Tikûr suscite bien des convoitises.

Certains gobelins aiment les visites des étrangers, d’autres combattent à mort ces derniers, mais pour les mieux informés des gobelins, Tal’Tikûr est une malédiction.

Et la mission des gobelins est de protéger le monde extérieur des dangers enfermés dans le sous-sol de Tal’Tikûr.

Car sans les nations gobelines et sans les complots et luttes qui s’y trament, le monde serai condamné.

 

Idées d’intrigues

Tal’Tikûr offre de multiples possibilités d’aventures. En plus du scénario fourni dans le livre, voici quelques idées supplémentaires.

 

  • Le chef des Tibaos est désigné par un babouin géant, qui vient se positionner devant le nouvel élu. Et si ce nouvel élu était un PJ ? Comment gérerait-il ce nouveau rôle ? Et s’il était étranger à Tal’Tikû ? Et même pas Gobelin ? Est-ce un coup des loas ? Est-ce que l’élu à du sang gobelin dans les veines ?

 

  • Un PJ se retrouve avec un objet de Tal’Tikû, qui lui pose plus de problème qu’il n’en résout. Il va devoir se rendre en nation gobeline pour se débarrasser de ce dernier. Cela fonctionne aussi si un PNJ engage les PJ’s pour lui servir d’escorte, car c’est lui qui veut se débarrasser de l’objet.

 

  • Pour poursuivre leur quête, les personnages ont besoin d’une information cruciale, connut seulement d’une personne. En suivant la piste de cette personne, les personnages apprendront qu’elle est partie pour Tal’Tikû. Ce n’est qu’une fois sur place sur les personnages apprendront son décès. Heureusement, la mémoire de ce grand érudit a été conservé dans un escargot cérébral. La vrai question est : quel prix vont demander les gobelins pour aider les personnages ?

 

Tal’Tikû est un excellent supplément, très original, qui revisite complètement le peuple gobelin. On y retrouve moins de plans que dans les autres suppléments de Guillaume Tavernier, mais le travail réalisé sur Tal’Tikû est très riche. Pour 19 euros, vous en avez pour vos pièces d’or.

Tal’Tikû est une publication d’Alexis Flamand et Guillaume Tavernier, aux éditions De Architectura.